Japanese Rust

Rouille japonaise


Puccinia horiana


Chrysanthème

La rouille japonaise est une maladie fongique pouvant provoquer d’importants dégâts sur le chrysanthème. Pendant la saison de croissance, des petites taches vert‑jaune à jaunes, légèrement enfoncées et mesurant quelques millimètres, apparaissent sur la face supérieure des feuilles. Sur la face inférieure, de petits points de la taille d’une tête d’épingle se développent en coussinets jaune blanchâtre qui brunissent à un stade ultérieur.


Reconnaissance de la maladie

La rouille japonaise est un champignon qui n’attaque que le chrysanthème. Le pathogène se propage par deux types de spores : les téleutospores et les basidiospores. Les téleutospores sont fixées dans les amas de spores situés sur la face inférieure des feuilles et se disséminent par les résidus de culture. Les basidiospores, issues des téleutospores, assurent la propagation par l’air via le vent ou les mouvements d’air dans la serre. Ces basidiospores sont très fragiles et se dessèchent généralement en quelques heures ; elles ne peuvent germer que dans des conditions favorables, au maximum après un à deux jours. La germination nécessite la présence d’eau libre, par exemple sur un feuillage humide, en cas de condensation ou sous une humidité relative très élevée. A une température moyenne de serre, la feuille doit rester humide pendant au moins quatre heures. Après la germination, les basidiospores forment un tube germinatif qui pénètre dans la feuille. Le champignon se développe ensuite dans le tissu foliaire et, dans des conditions favorables, de nouveaux amas de spores apparaissent sur la face inférieure des feuilles après 7 à 10 jours. Des températures supérieures à 18 °C et une humidité relative élevée constituent des conditions optimales pour le développement du champignon.