Hinse Boonstra, Public Affairs Manager chez Bayer Crop Science

La Commission européenne a récemment publié une proposition de loi sur l’élimination du CO2. Cette proposition arrive à point nommé. Le 27e sommet sur le climat en Égypte a été décevant. Nous sommes encore loin de l’objectif climatique de 1,5 -2 °C fixé au niveau international. Cela est dangereux. Nous devons tout mettre en œuvre pour réduire nos émissions et, en outre, éliminer le CO2.
L’élimination du CO2 de l’air et son stockage peuvent apporter une contribution importante. Cela peut compenser les émissions de gaz à effet de serre qu’il est impossible ou très difficile de réduire et, à terme, faire baisser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. À cet égard, il est essentiel de s’assurer que l’élimination du carbone est réelle, permanente et bien enregistrée.
La Commission présente un certain nombre de bonnes propositions en matière de qualité et de gestion. Un modèle économique dans lequel les agriculteurs peuvent être récompensés pour le stockage du carbone dans le sol et la végétation, l’« agriculture carbonée » est donc en passe de devenir réalité.
Valeur de référence intelligente
La Commission propose d’évaluer les performances d’un producteur de carbone par rapport à la moyenne de ses pairs produisant dans des conditions sociales, environnementales et économiques similaires. Si un agriculteur dépasse cette « valeur de référence », la certification et donc la récompense sont possibles. Ce qui est intéressant dans ce système, c’est que les pionniers peuvent être récompensés pour le carbone qu’ils ont déjà éliminé et que cela peut encourager les autres agriculteurs à séquestrer davantage de CO2 dans leurs sols.